Notre savoir-faire

Revenons à la base

Qu’est-ce qu’un savon ?

Le savon est une combinaison de graisses mélangées à un agent alcalin fort (de la soude pour un savon solide, de la potasse pour un savon liquide ; c’est une simple hydrolyse des corps gras avec une base). La réaction, appelée saponification, produit du savon et de la glycérine.

Les Affranchis
Les Affranchis

Autrement dit : corps gras + alcali = savon + glycérine. Et c’est tout !

La saponification à froid

La saponification à froid, c’est la méthode de nos grands-mères pour faire du savon, bien avant les méthodes industrielles. Elle ne nécessite pas de cuisson. Les huiles et la solution de soude sont mélangées et émulsionnées avant d’être mises en moule. La saponification crée une réaction exothermique ne montant pas au-dessus de 70°C environ, ce qui conserve les propriétés des huiles. Puis vient la « cure », c’est-à-dire la période de repos du savon qui dure environ 4 à 5 semaines pendant laquelle le savon sèche et se stabilise. La glycérine est naturellement produite durant ce processus (elle permet d’hydrater la peau et de reconstituer le film hydrolipidique de la peau, son film protecteur).

C’est une réaction totale (on vous rassure !) La saponification continue jusqu’à épuisement de l’un des réactifs (soude ou huiles) et, de plus, nous réalisons un léger surgras (c’est-à-dire une quantité d’huile supplémentaire par rapport à la quantité de soude qui sera donc intégralement consommée). Ce surgraissage va apporter au savon des propriétés adoucissantes et nourrissantes.

Nous n’avons aucun secret industriel : tout le monde peut faire du savon dans sa cuisine. C’est un gage de qualité du produit final. C’est aussi un clin d’œil à nos mamies qui le faisaient elles-mêmes il n’y a pas si longtemps !

Tout l’art du savonnier va donc résider dans la formulation des recettes et le tour de main.

Les « savonniers à froid » utilisent de la graisse végétale

Mais les autres graisses peuvent aussi être utilisées – malheureusement – et elles le sont (notamment par les industriels…) :

Les graisses végétales

sont la matière première des savons à froid, notamment l’huile d’olive, l’huile de coco ou encore le beurre de karité. Un bémol est à mettre cependant à propos de l’huile de palme et du désastre écologique (déforestation) dont la production est responsable. De plus, elle peut être dangereuse pour la santé (pour la consommation) car elle est très riche en acides gras saturés. Son usage immodéré par les industriels pour ses qualités de dureté et de mousse que cette huile permet d’obtenir pour un coût faible ne sera pas, en général, déterminant pour les savonniers à froid qui lui préfèreront d’autres huiles.

Les graisses animales

comme le saindoux (porc) ou le suif (de bœuf), sont agressives pour la peau de par leur pouvoir lavant très élevé. Elles sont saturées et vont boucher les pores de la peau. Ethiquement, on peut aussi se poser la question de l’usage de graisses animales.

Les graisses minérales

sont des dérivés de pétrole (comme l’huile de paraffine) que l’on retrouve dans de nombreux gels douche, shampoings et… savons pour les nourrissons. Ils sont principalement issus des déchets du pétrole et donc très peu chers puisque c’est un moyen pour les industriels de valoriser ces déchets en s’en débarrassant. Ces huiles présentent une forme de toxicité pour le corps et, comme les graisses animales, ont tendance à boucher les pores.

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