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D’autres questions que vous vous posez sur le savon et leurs réponses

Pour aller un peu plus loin avec des trucs scientifiques

Nous répondons à tout le monde par mail, mais celles-ci reviennent assez fréquemment (le reste de nos articles est disponible ici : Blog Science) :

Question 1 : Et le pH dans tout ça, qu’est-ce que change au savon ?

Question 2 : Pourquoi notre savon « Le 100% Olive » est-il tout blanc et non pas vert comme le savon de Marseille ?

Question 3 : Le savon est-il antiseptique lorsqu’il a des Huiles essentielles ?

Question 4 : Le savon est-il adapté pour l’hygiène intime ?

Qu’est-ce que le savon ?

Question 1 : ET LE PH DANS TOUT CA, QU’EST-CE QUE CA CHANGE AU SAVON ?

Parce que le marketing des grandes marques est très fort là-dessus, parlons du fameux pH !

Les vrais savons sont basiques, c’est-à-dire avec un pH tournant autour de 10. La peau en revanche, elle, est naturellement acide, avec un pH en moyenne proche de 5,5 (on parle de moyenne puisque les peaux sèches vont avoir un pH plus faible et les peaux grasse un pH plus élevé et celui-ci diffère également selon la partie du corps que l’on mesure, à savoir les plis, les surfaces, les muqueuses…)

Ce pH alcalin est nécessaire au processus de nettoyage et c’est aussi grâce à cette différence de pH entre la peau et le savon que le savon lave.

C’est la présence d’un film hydrolipidique (la fiche couche constituée de lipides, le sébum et d’eau, la transpiration, ainsi que d’agrégats cellulaires kératinisés ou morts) sur la partie la plus superficielle de la peau ainsi que de l’acidité naturelle dont nous venons de parler qui protège la peau des bactéries et crée une barrière protectrice pour la peau :

– il participe à la constitution de la barrière cutanée avec la couche cornée qui s’oppose à la pénétration de substances étrangères ;
régule l’hydratation en maintenant les substances hygroscopiques – qui ont des affinités avec l’eau – dans les cellules cornées ;
– il lutte contre les agressions microbiennes en autorisant toutefois le développement de la flore normale.

Seulement voilà, ce « manteau acide » va s’altérer au lavage et le pH de la peau va se déséquilibrer. En théorie, on se dit que cela doit être irritant pour la peau. Et pourtant, il faut savoir que le pH initial de la peau va se rétablir en quelques minutes seulement puisque les glandes sébacées vont reprendre une activité normale juste après le savonnage. De surcroît, la glycérine va contribuer à protéger ce film durant le lavage.

Maintenant, rappelez-vous ces fameux « savons sans savon » au « pH neutre » tant vantés. Vous me voyez venir avec mes gros sabots ? Et bien vous le savez déjà (on en a déjà un peu parlé dans un précédent article), c’est du marketing. Mais surtout : c’est la même base lavante que l’on va retrouver dans ces « Syndet » (Synthetic Detergent) que dans les gels douches, shampoings, liquides vaisselle (!) du grand commerce… C’est marqué sur l’étiquette 😉

A contrario des savons faits à froid (riches en glycérine et souvent surgraissés), les savons industriels (qui d’ailleurs ne sont pas des savons mais des détergents à base de tensioactifs de synthèse) sont beaucoup moins doux pour la peau (pour ne pas dire irritants voire allergènes) malgré l’affichage d’un pH neutre.

Les tensioactifs de synthèse utilisés par les industriels sont beaucoup trop puissants (ceci est lié à la longueur de la chaîne carbonée du tensioactif qui, non seulement le rend plus irritant mais aussi non biodégradable) et, malgré un pH affiché de « 7 », provoquent l’apparition de rougeurs, une sensation de tiraillement, une impression de chaleur voire de brûlure ; ils éliminent totalement le film hydrolipidique de la surface de la peau.

Autrement dit, nous ne pouvons que conseiller les vrais savons au détriment des dits « savons » industriels (qu’ils soient solides ou liquides). Attention donc au marketing du pH neutre, à la glycérine qui n’est pas forcément végétale et à toutes les autres allégations qui relèvent du magique ou du mystiques, toutes ces « formules brevetées » et autres inventions de communicants. Nous vous encourageons à lire les étiquettes et comprendre les modes de fabrication !

Question 2 : POURQUOI NOTRE SAVON  » LE 100% OLIVE » EST-IL TOUT BLANC… ET NON PAS VERT COMME LE SAVON DE MARSEILLE ?

L’explication est simple : nous utilisons de l’huile d’olive (bio) extra-vierge, première pression à froid par procédé mécanique. Saponifiée elle devient blanche.

Ce qui est utilisé dans les savons de Marseille traditionnels, c’est de l’huile de grignons d’olive (noire, qui va rendre les savons… verts en les mélangeant aux autres huiles : palme, coco, coprah).
Autrement dit, une fois les première, deuxième voire troisième pressions servant à l’extraction de l’huile d’olive faite,  il va rester des résidus : ce sont les grignons (formés par la pulpe, les fragments de noyaux, de l’eau et une quantité d’huile d’olive résiduelle, entre 2 et 3% environ).

C’est de cette pâte qu’une petite quantité d’huile est extraite moyennant l’utilisation de solvants chimiques (comme l’hexane, un hydrocarbure saturé de la famille des alcanes). Puis cette huile de grignons va être en suite raffinée (dégommage ou conditionnement acide, neutralisation, décoloration, désodorisation, wintérisation…)

Bref, cette huile de grignon est noirâtre et c’est elle qui va conférer la couleur verdâtre des savons de Marseille.

Il va s’en dire qu’entre de l’huile extra-vierge et de l’huile de grignon, la qualité n’est plus la même (tous les insaponifiables, vitamines, minéraux, etc… vont être retirés).
Cette huile va être couplée avec du palme, du coco et du coprah dans les savons de Marseille verts (les blancs étant du 100% palme) et son usage était alors pour… laver le linge et non le corps.

De plus, le process est différent : cuisson au chaudron pour le procédé marseillais versus saponification à froid dans notre cas.

Question 3 : LE SAVON N’EST PAS UN ANTISEPTIQUE, MEME AVEC DES HUILES ESSENTIELLES

Un savon ne peut pas être considéré comme un antiseptique (c’est-à-dire un désinfectant qui tue ou prévient la croissance des bactéries, champignons et des virus sur les surfaces externes du corps), même si une huile essentielle en a certaines propriétés (en effet, entre les propriétés d’une huile essentielle « brute » et ses propriétés en proportion plus infime dans le produit finis, sachant qu’elles passent également au travers de la réaction de saponification, il y a un écart énorme). Le savon est un détergent et non pas un désinfectant.

En effet, le savon ne s’attaque pas directement aux bactéries, mais il se contente de les décoller de la surface sur laquelle elles se sont fixées par une action purement mécanique. Le savon va donc nettoyer. Pour désinfecter, il faudra passer les produits pharmaceutiques traditionnels (alcool, eau oxygénée, etc…)

Donc pour les mycoses, l’action sera mécanique et pas chimique, peu importe le produit (détergent au pH neutre ou vrai savon) : il n’y aura pas de « traitement », juste un nettoyage.

Question 4 : QUID DES SAVONS POUR L’HYGIENE INTIME ?

N’étant ni médecins, ni dermatologues, nous ne pouvons que conseiller aux gens de se faire leur propre opinion en lisant les compositions des produits spécifiquement dédiés à ces usages-là (il existe des marques Bio ou non… et souvent la composition est la même !) et de les comparer avec les compositions de nos savons à travers le prisme de la littérature scientifique sur ce sujet (ou aux articles de vulgarisation que nous mettons à disposition ici : Blog Science).

Ce que nous pouvons dire, c’est que ce savon est adapté à la toilette intime. Nous constatons globalement à l’usage et les retours qui en sont faits (ainsi que l’état de l’art sur le sujet), que les savons à froid avec leur surgras et la glycérine générée sont hydratants et nourrissants, que la molécule de savon (l’ion carboxylate), a contrario des tensioactifs de synthèse, ne provoque pas d’irritations non plus et ceci est lié :

  • à la ramification de la chaine carbonée ou non (linéaire dans notre cas) ;
  • à la nature chimique de la tête du tensioactif (carboxylate) ;
  • à la longueur de la chaine carbonisée (longue dans notre cas) ;
  • à la charge (négative, anionique) ;
  • au contre-ion (cations métalliques K+ ou Na+ dans notre cas).

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